En cette période de fête ou certains peuvent un peu dépasser les limites du raisonnable, Groupito s’intéresse à la sécurité, et répond à la question “Un conducteur de bus ou d’autocar peut-il boire de l’alcool ?”.
Cette question peut paraître étrange, mais l’alcool étant la première cause de d’accident et de mortalité sur les routes il est intéressant de connaître les règles pour les professionnels du transport de voyageurs.
Sans suspens, la réponse est NON les conducteurs de car ne peuvent pas boire d’alcool du tout quand ils doivent conduire.
Un chauffeur d’autocar ou de bus, n’a pas le droit de conduire en ayant une concentration égale ou supérieure à 0,2 g d’alcool par litre de sang, cette limite date d’une loi de 2004. Ce taux maxi est bien plus plus bas que pour un conducteur avec un voiture particulière – il est fixé à 0,5 g/L – et correspond au taux maxi autorisé pour un conducteur avec un permis B probatoire (un jeune conducteur).
0,2 g/L équivaut en pratique à la tolérance zéro (0 alcool, rien), l’organisme peut en effet présenter naturellement un taux très faible d’alcool, indépendamment de la prise de boissons alcoolisées.

Ce seuil à 0,2 g/L est également recommandé par la Commission Européenne pour tous les conducteurs de transports en commun. Cette mesure se justifie par les responsabilités particulières et importantes qui incombent aux conducteurs professionnels qui doivent transporter dans les meilleures conditions de sécurité possible leurs passagers.
En cas d’infraction, le chauffeur risque d’être condamné par une amende de 135 € ainsi qu’un retrait automatique de 6 points sur son permis de conduire. Le véhicule de chauffeur, peut-être également immobilisé.
Si le conducteur, possède un taux supérieur à 0,8 g par litre de sang, l’amende ne sera plus de 135 € mais de 4 500 €. Le chauffeur risquera également une peine de 2 ans de prison ainsi qu’un retrait de 6 points sur son permis. Il sera alors dans l’obligation d’assister à un stage de récupération de points (à ses frais). Le retrait de permis ou la suspension d’une durée de 3 ans est également envisageable
En plus des suites légales, le conducteur à toutes les chances de perdre son emploi car il ne peut plus conduire, c’est donc une sanction très importante.
Depuis le 1er septembre 2015, tous les autocars devront être équipés d’éthylotests antidémarrage (EAD). Le chauffeur doit souffler pour pouvoir démarrer son autocar, et si le taux détecté est supérieur à 0,1 mg/L d’air expiré, le car ne bougera pas.
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